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Le réseau routier du Vaucluse s’organise autour de la vallée du Rhône, principal corridor nord-sud du département. L’A7 dessert Bollène, Orange, Avignon et Cavaillon, tandis que l’A9 rejoint cet axe à Orange et ouvre les échanges vers Nîmes, Montpellier et l’Occitanie.
À cette armature autoroutière s’ajoutent la RN7, désormais partiellement intégrée au domaine départemental, et des routes structurantes reliant Avignon à Carpentras, Apt, Pertuis, Vaison-la-Romaine ou au plateau d’Albion. Ce maillage connecte des bassins urbains, agricoles et touristiques très différents.
Le Département entretient un réseau étendu, soumis à des contraintes contrastées : trafic dense autour d’Avignon, circulation de poids lourds dans le couloir rhodanien, reliefs du Ventoux et du Luberon, épisodes de gel, fortes chaleurs, inondations et chutes de blocs.
Dans ce système, la liaison Est-Ouest d’Avignon demeure le grand dossier inachevé. Sa première tranche fonctionne depuis 2010, mais les sections restantes concentrent toujours les débats sur la congestion, le financement, l’environnement et l’organisation future des déplacements locaux au quotidien.
L’A7 constitue la colonne vertébrale routière du Vaucluse. Elle traverse le département du nord au sud, dessert Bollène, Orange, Avignon et Cavaillon, et relie le territoire aux grands flux de la vallée du Rhône entre Lyon et la Méditerranée.
À Orange, la jonction avec l’A9 ouvre les échanges vers Nîmes, Montpellier, Toulouse et la péninsule Ibérique. Cette bifurcation donne au nord-ouest vauclusien une fonction de carrefour dépassant les seuls déplacements départementaux.
Autour de ces autoroutes, la RN7 et les routes structurantes distribuent les flux vers les bassins de vie, les zones d’activité et les sites touristiques. Ce système renforce l’accessibilité, mais expose certains secteurs à la congestion et aux nuisances du transit.
Source : VINCI Autoroutes
Avec 2 388 kilomètres de routes départementales recensés en 2024, le Vaucluse dispose d’un maillage dense reliant villes, bourgs, secteurs ruraux et territoires de relief. Ce réseau porte une grande part des déplacements quotidiens hors autoroute.
Son entretien concerne les chaussées, les ponts, les murs de soutènement, les équipements de sécurité et la signalisation. Les besoins diffèrent entre la plaine du Rhône, le Luberon, le Ventoux et le plateau d’Albion.
Depuis 2024, le Département gère aussi des sections transférées de routes nationales, notamment sur les anciens itinéraires RN7, RN86 et RN129. Cette extension renforce son rôle dans la continuité des axes, mais accroît les charges d’entretien, de surveillance et d’adaptation aux risques climatiques.
Source : Département de Vaucluse, rapport d’activité 2024
La liaison Est-Ouest au sud d’Avignon doit former un contournement d’environ 13 kilomètres entre la RN100, aux Angles, et la RN7, à l’est d’Avignon. Le projet comprend trois tranches, plusieurs échangeurs et des franchissements du Rhône et de la Durance.
Seule la première tranche, longue de 3,8 kilomètres entre Courtine-Nord et Rognonas, est en service depuis 2010. Elle comprend un viaduc de 740 mètres sur la Durance et la déviation de Rognonas.
Les autres sections restent à réaliser. Leur avenir oppose plusieurs objectifs : réduire la circulation dans Avignon, améliorer les liaisons périphériques, maîtriser les coûts et limiter les impacts environnementaux. La LEO demeure le principal projet routier inachevé du bassin avignonnais.
Source : DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, fiche LEO 2024
Le réseau ferroviaire du Vaucluse s’organise autour d’Avignon, où la gare TGV mise en service en 2001 ouvre le territoire aux liaisons nationales, tandis qu’Avignon-Centre conserve une fonction essentielle pour les déplacements régionaux et l’accès au cœur de ville.
Depuis ces deux portes d’entrée, plusieurs axes structurent les mobilités quotidiennes. La vallée du Rhône dessert Sorgues, Bédarrides, Courthézon, Orange et Bollène, tandis que la ligne vers Cavaillon rejoint ensuite Miramas et Marseille par l’ouest des Bouches-du-Rhône.
La réouverture aux voyageurs de la liaison Avignon-Sorgues-Carpentras en 2015 a renforcé la desserte du Comtat Venaissin. Elle relie notamment Le Pontet, Sorgues, Entraigues-sur-la-Sorgue, Monteux et Carpentras à l’agglomération avignonnaise sans imposer le recours systématique à la voiture.
Cette armature reste néanmoins inégalement répartie. Les principales lignes se concentrent dans l’ouest et le sud du département, tandis que les secteurs d’Apt, du plateau d’Albion et du nord-est vauclusien dépendent davantage des réseaux routiers et des correspondances par autocar. Elle impose des correspondances efficaces.
La gare d’Avignon TGV, inaugurée en 2001 avec la ligne à grande vitesse Méditerranée, a profondément renforcé l’accessibilité nationale du Vaucluse. Elle relie directement le territoire à Paris, Lyon, Marseille et à plusieurs grandes villes françaises.
À quelques kilomètres, Avignon-Centre conserve une fonction complémentaire. Implantée au cœur de la ville, elle accueille les trains régionaux et les correspondances utiles aux déplacements quotidiens, avec un accès immédiat au centre historique.
Cette double implantation évite d’opposer la grande vitesse aux mobilités de proximité. La gare périphérique porte les liaisons longues, tandis que la gare centrale irrigue le bassin avignonnais et organise les échanges avec les autres lignes locales du Vaucluse, ainsi qu’avec les pôles urbains régionaux voisins.
Source : SNCF Gares & Connexions
Depuis l’ouverture de la liaison Lyon-Avignon-Marseille en 1854, Avignon-Centre reste le cœur du réseau régional vauclusien. L’axe rhodanien dessert Sorgues, Bédarrides, Courthézon, Orange et Bollène avant de poursuivre vers Valence et Lyon.
Vers le sud, une autre branche rejoint Cavaillon, puis Miramas et Marseille. Elle dessert notamment Morières-lès-Avignon, Gadagne, Le Thor et L’Isle-sur-la-Sorgue, reliant plusieurs bassins de vie, zones d’emploi et destinations touristiques.
Ce réseau donne au Vaucluse une ouverture ferroviaire dans plusieurs directions, mais il reste très concentré dans la vallée du Rhône et le sud-ouest. Les territoires orientaux disposent d’une desserte plus faible et reposent davantage sur l’autocar ou la voiture au quotidien.
Source : Ville d’Avignon
La liaison Avignon-Sorgues-Carpentras a retrouvé un service voyageurs en 2015, après plusieurs décennies d’interruption. Cette réouverture a redonné au Comtat Venaissin une connexion ferroviaire directe avec le bassin avignonnais.
Le tracé dessert Le Pontet, Sorgues, Entraigues-sur-la-Sorgue, Monteux et Carpentras. Il offre une alternative à la circulation routière sur un axe marqué par des déplacements domicile-travail nombreux et par l’étalement urbain.
Cette ligne illustre le potentiel des infrastructures existantes lorsqu’elles sont modernisées et réintégrées dans une offre locale régulière. Son rôle dépasse la seule desserte de Carpentras : elle structure une continuité entre plusieurs communes et renforce l’étoile ferroviaire d’Avignon.
Source : SNCF Réseau
Créé en 1937 à Montfavet, l’aéroport Avignon-Provence constitue l’infrastructure aérienne du Vaucluse. Propriété de la Région Sud, il est exploité depuis 2018 par la Société Aéroport Avignon Provence, détenue par la CCI de Vaucluse, dans la continuité d’une gestion consulaire engagée en 1970.
L’arrêt des liaisons commerciales régulières en 2023 a confirmé son repositionnement vers l’aviation d’affaires, l’aviation générale, la formation au pilotage et les vols saisonniers. La plateforme conserve ainsi une fonction distincte, sans chercher à rivaliser avec les grands aéroports régionaux.
Son rôle dépasse le transport de passagers. Environ seize hectares accueillent des entreprises aéronautiques, des activités de maintenance, des start-ups et des services techniques, formant un pôle économique directement connecté à la piste et aux hangars.
L’aéroport assure aussi des missions sanitaires, de sécurité civile et de surveillance des réseaux. Cette diversité d’usages lui donne une place particulière dans les mobilités vauclusiennes, entre accessibilité d’affaires, fonctions spécialisées et développement d’une filière aéronautique locale.
L’aéroport Avignon-Provence a cessé d’accueillir des liaisons commerciales régulières en 2023, après le retrait des dernières compagnies concernées. Cette évolution a confirmé le recentrage de la plateforme vers des usages spécialisés.
L’aviation d’affaires occupe une place centrale, avec des vols à la demande, des services d’assistance et de stationnement adaptés aux déplacements professionnels. L’aviation générale, la formation au pilotage et la voltige complètent cette activité.
En 2024, l’aérodrome a enregistré 57 479 mouvements non commerciaux. Ce volume montre que l’absence de ligne régulière ne signifie pas l’effacement de l’infrastructure, mais la transformation de son modèle vers des fonctions aériennes diversifiées et moins visibles du public.
Source : CCI du Vaucluse · vaucluse.cci.fr
La plateforme ne se limite pas aux pistes et au terminal. La Société Aéroport Avignon Provence gère environ seize hectares de foncier destinés à l’accueil d’entreprises liées à l’aéronautique, à la maintenance, aux services et à l’innovation.
Le site réunit des hangars, des bureaux, une pépinière et le technopôle Pégase. Cette proximité avec les infrastructures aériennes facilite les essais, la maintenance, la formation et le développement de solutions utilisant avions, hélicoptères ou drones.
La CCI de Vaucluse recense 57 sociétés implantées sur cet ensemble, représentant 580 emplois. L’aéroport fonctionne ainsi comme une zone d’activité spécialisée, associant mobilité, industrie, recherche et entrepreneuriat autour d’un équipement territorial commun.
Source : CCI de Vaucluse
L’aéroport remplit des fonctions qui dépassent les déplacements d’affaires et de loisirs. Sa disponibilité, la proximité de l’autoroute et l’accès direct aux pistes facilitent l’accueil de vols sanitaires et d’interventions exigeant une souplesse opérationnelle.
En 2024, cinquante mouvements d’évacuation sanitaire ont permis le transfert de soixante-quinze personnes. Des vols liés au transport d’organes complètent ces missions, tandis que la sécurité civile mobilise la plateforme selon les besoins.
Le site accueille enfin une base de maintenance d’hélicoptères chargés de surveiller le réseau électrique à haute tension. Ces usages montrent qu’un aéroport local remplit des fonctions essentielles, même sans trafic commercial régulier.
Source : CCI de Vaucluse, ACTE 2025
La logistique vauclusienne s’appuie sur la vallée du Rhône, corridor majeur entre l’Europe du Nord, Lyon et la Méditerranée. L’A7, les liaisons vers l’Occitanie et la proximité des marchés du Sud placent le département sur des flux qui dépassent son propre périmètre.
Cette position soutient plusieurs pôles économiques. À Avignon, la zone de Courtine associe activités logistiques, industrielles et tertiaires près de la gare TGV. À Cavaillon, les marchés de gros, les entreprises agroalimentaires et les parcs d’activités prolongent une tradition ancienne d’expédition des productions agricoles.
Le Rhône complète cette armature routière. Exploité par la CCI de Vaucluse depuis 1961, le port de commerce Avignon-Le Pontet traite principalement des matériaux en vrac et propose des services de stockage aux entreprises implantées à proximité.
La logistique constitue ainsi un levier économique, mais aussi un enjeu d’aménagement. La circulation des poids lourds, la consommation foncière et les nuisances locales renforcent la nécessité de mieux articuler transport routier, fret fluvial, plateformes économiques et dessertes ferroviaires.
La vallée du Rhône place le Vaucluse sur un axe logistique reliant Lyon, la Méditerranée et les échanges vers l’Occitanie. L’A7 concentre une part importante des flux de marchandises, tandis que l’accès à l’A9 élargit les relations vers Nîmes et Montpellier.
À Avignon, la zone de Courtine bénéficie de la proximité de la gare TGV, du centre-ville et des échangeurs autoroutiers. Elle accueille des entreprises industrielles, tertiaires et logistiques dans un secteur développé depuis les années 1970.
Avec 170 hectares et 350 entreprises, Courtine compte parmi les principaux pôles économiques du département. Cette concentration renforce l’attractivité avignonnaise, mais accentue les enjeux de circulation et de foncier.
Vaucluse Provence Attractivité
Cavaillon occupe une place historique dans l’expédition des fruits et légumes du Vaucluse. Son marché de gros, ses entreprises de transport et la proximité de l’A7 ont durablement associé la ville aux flux agroalimentaires du Sud-Est.
Cette fonction évolue avec la transformation et le stockage des productions. Le marché d’intérêt national propose des locaux adaptés aux activités alimentaires, tandis que les entreprises organisent des échanges vers les bassins de consommation régionaux et nationaux.
Le parc des Hauts Banquets prolonge cette spécialisation sur 45 hectares. Dédié à l’alimentation de qualité, aux ingrédients naturels et à la nutraceutique, il rapproche logistique, production et innovation dans la filière de la naturalité.
Source : Vaucluse Provence Attractivité
Le port Avignon-Le Pontet constitue la principale infrastructure fluviale de fret du Vaucluse. Exploité par la CCI de Vaucluse depuis 1961, il accède directement au Rhône, à la RN7 et à l’A7.
Ses équipements permettent de manutentionner plus de 200 000 tonnes par an, principalement des sables, graviers, terreaux et engrais. Le site propose aussi des hangars, des entrepôts frigorifiques et des services aux entreprises.
Avec sept hectares portuaires et des terrains voisins acquis pour son développement, le site dispose d’un potentiel de diversification. Les études engagées portent sur l’évolution des usages, la complémentarité avec les autres ports du Rhône et une logistique moins dépendante de la route.
Source : CCI de Vaucluse
Les mobilités durables progressent dans le Vaucluse par la transformation des réseaux existants, le développement du vélo et l’organisation du covoiturage. Elles répondent à la congestion routière, à l’étalement des bassins de vie et aux besoins de déplacement des secteurs moins bien desservis.
Autour d’Avignon, le projet de Service express régional métropolitain doit renforcer l’étoile ferroviaire et améliorer les mobilités quotidiennes à l’échelle d’un bassin dépassant les limites départementales. Labellisé par l’État en juillet 2024, il reste engagé dans une phase d’études et de définition.
Le vélo constitue un second axe structurant. La ViaRhôna, la Via Venaissia et la véloroute du Calavon forment un réseau continu de plus de 160 kilomètres, utilisé pour les trajets de proximité, les loisirs et la découverte du territoire.
Le covoiturage complète ces infrastructures dans les espaces périurbains et ruraux. Le réseau départemental d’aires facilite les trajets domicile-travail et offre une alternative concrète lorsque le train, le bus ou le vélo ne répondent pas seuls aux distances à parcourir. L’enjeu reste leur articulation locale.
Le projet de Service express régional métropolitain de l’aire avignonnaise a été labellisé par l’État en juillet 2024. Il vise à renforcer les dessertes ferroviaires autour d’Avignon en s’appuyant sur les lignes et les gares déjà présentes.
Son périmètre dépasse le seul Vaucluse. L’étoile envisagée associe plusieurs branches ferroviaires et des territoires relevant de régions et de départements différents, afin de mieux répondre aux déplacements quotidiens d’un bassin de vie élargi.
Cette labellisation ouvre une phase de définition des fréquences, des correspondances, de la tarification, du matériel roulant et des financements. Le projet offre une perspective structurante, mais son calendrier de réalisation et son niveau de service restent encore à arrêter.
Source : Ministère de la Transition écologique
La ViaRhôna, la Via Venaissia et la véloroute du Calavon constituent l’armature cyclable du Vaucluse. Ensemble, elles relient la vallée du Rhône, le Comtat Venaissin, Cavaillon et le Luberon sur des itinéraires balisés.
Ces axes empruntent des voies vertes, d’anciennes emprises ferroviaires et des sections partagées. Ils accueillent des usages variés, depuis les déplacements quotidiens entre les communes jusqu’au cyclotourisme, en passant par les loisirs de proximité.
Le réseau dépasse aujourd’hui 160 kilomètres. Sa fréquentation confirme son appropriation par les habitants et les visiteurs, mais la continuité avec les centres-bourgs, les gares et les itinéraires locaux reste nécessaire pour former un véritable réseau de mobilité.
Source : Département de Vaucluse, RDD 2025
Le covoiturage répond aux déplacements peu couverts par les transports collectifs, notamment dans les secteurs périurbains et ruraux. Il complète le train, le bus et le vélo pour les trajets domicile-travail ou l’accès aux services.
Le Département structure un réseau d’aires aménagées avec les collectivités. Leur implantation près des axes fréquentés facilite les rendez-vous entre conducteurs et passagers, tout en limitant le stationnement informel.
En 2025, le Vaucluse comptait 45 aires de covoiturage, dont treize départementales, représentant 650 places. Ce maillage reste modeste face à l’usage individuel de la voiture, mais il fournit une infrastructure concrète pour partager les trajets et réduire une partie des kilomètres parcourus seuls.
Source : Département de Vaucluse, RDD 2025
L’intermodalité relie les principaux réseaux du Vaucluse autour des gares, des lignes urbaines et des pôles d’échanges. À Avignon, la liaison ferroviaire entre la gare TGV et Avignon-Centre évite que la grande vitesse reste isolée du cœur de ville et des dessertes régionales.
La gare d’Avignon-Centre constitue désormais un pôle multimodal associant trains, cars, bus, vélo, marche et services aux voyageurs. Son parvis réaménagé renforce les correspondances et améliore l’accès au centre historique sans passage systématique par la voiture.
Le réseau Orizo complète cette organisation avec le tramway T1, les lignes Chron’hop et les bus réguliers. Ces services structurent les déplacements dans le Grand Avignon, tandis que les parkings-relais et le transport à la demande facilitent les rabattements depuis les secteurs périphériques.
À une échelle plus large, les cars régionaux ZOU ! prolongent les connexions vers les communes vauclusiennes et les territoires voisins. L’enjeu n’est donc pas d’additionner les modes, mais d’assurer des correspondances lisibles, accessibles et coordonnées dans l’ensemble du bassin de vie avignonnais et au-delà.
La liaison ferroviaire mise en service en 2013 entre Avignon TGV et Avignon-Centre a supprimé la rupture qui isolait la gare à grande vitesse du cœur urbain. Elle permet aux voyageurs de poursuivre vers les trains régionaux et les transports locaux.
La transformation de la gare d’Avignon-Centre, achevée en 2024, renforce cette fonction. Le pôle réunit les accès ferroviaires, les lignes urbaines et régionales, les cheminements piétons, les services cyclables et les correspondances de proximité.
Le nouveau parvis végétalisé, les services de mobilité et les consignes sécurisées facilitent le passage d’un mode à l’autre. La gare devient ainsi une porte d’entrée du bassin avignonnais, plutôt qu’un simple lieu d’arrivée ferroviaire.
Grand Avignon, rapport d’activité 2024
Le réseau Orizo organise les transports collectifs du Grand Avignon autour du tramway T1, des lignes Chron’hop et des bus réguliers. Cette hiérarchie rend l’offre plus lisible et concentre les fréquences sur les principaux corridors urbains.
La ligne T1 relie les quartiers sud au centre d’Avignon. Les Chron’hop C2 et C3 desservent les principaux équipements et pôles d’activité. Leurs connexions avec les autres lignes prolongent ce réseau jusqu’aux deux gares d’Avignon.
En 2024, le réseau a accueilli 14,2 millions de voyageurs. Cette fréquentation confirme le rôle des transports collectifs dans les déplacements quotidiens, mais souligne aussi l’importance de maintenir des horaires coordonnés avec les trains, les cars et les services de rabattement.
Source : Grand Avignon, rapport d’activité 2024
L’intermodalité doit aussi répondre aux communes périphériques et aux secteurs moins denses. Les cars régionaux ZOU !, les lignes locales et les parkings-relais permettent de rejoindre Avignon sans effectuer tout le trajet en voiture.
Le service Allobus complète le réseau régulier lorsque les horaires ou la faible densité ne justifient pas une ligne classique. Il dessert les arrêts du Grand Avignon sur réservation et facilite notamment les déplacements en soirée ou à horaires décalés.
Près de 5 000 voyageurs utilisaient Allobus chaque mois en 2024. Associé aux parcs-relais, aux navettes et aux correspondances ferroviaires, ce service montre que l’intermodalité repose aussi sur des solutions souples, capables de relier les habitants aux axes structurants.
Source : Grand Avignon, printemps 2024
Opérateurs de transport, gestionnaires d’infrastructures, collectivités, ports, acteurs logistiques et services publics qui contribuent aux déplacements, aux connexions et à l’accessibilité du Vaucluse.
Pour ATE, la mobilité vauclusienne ne se résume pas à une addition d’infrastructures. Elle forme un système organisé autour d’Avignon, de la vallée du Rhône et de quelques pôles décisifs, où se croisent autoroutes, gares, aéroport, plateformes logistiques, port fluvial et réseaux urbains.
Cette organisation reste puissante mais déséquilibrée. L’ouest du département concentre les grands axes, les échanges et les équipements, tandis que les secteurs plus ruraux dépendent davantage de la route, du covoiturage et de dessertes adaptées. Les acteurs publics, les opérateurs de transport et les gestionnaires d’infrastructures doivent donc articuler accessibilité, continuité territoriale et réduction des nuisances.
Les transformations engagées montrent une évolution du modèle. Le SERM, les véloroutes, les pôles multimodaux et le repositionnement de l’aéroport traduisent une mobilité moins fondée sur un mode unique. L’enjeu sera désormais de relier ces réseaux, d’améliorer les correspondances et de faire de chaque infrastructure un maillon cohérent d’un territoire plus accessible, plus sobre et mieux connecté dans les usages quotidiens.