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Structures de soins

Un centre hospitalier universitaire et six hôpitaux de vallée

L’offre de soins des Alpes-Maritimes s’organise autour du groupement hospitalier de territoire, créé en juillet 2016 pour coordonner les établissements publics du département. Le centre hospitalier universitaire de Nice en est l’établissement support.

Deux périmètres se superposent et méritent d’être distingués. Le département compte 1 128 418 habitants, tandis que le bassin de recours du centre hospitalier universitaire dépasse largement cette limite du seul département. L’établissement y traite les cas les plus complexes : cancer, greffes, réanimation lourde et maternité de niveau 3.

À l’autre extrémité du dispositif, des centres hospitaliers de proximité sont implantés dans les vallées, en particulier à Breil-sur-Roya, Puget-Théniers, dans la Vésubie, à Saint-Étienne-de-Tinée, Sospel et Tende. 

Leur présence répond à une contrainte très simple : dans ces territoires, rejoindre le littoral peut imposer de longs trajets. Entre ces deux extrémités, un ensemble de cliniques privées, de centres spécialisés et de structures de réadaptation complète l’offre départementale, implanté pour l’essentiel sur la bande littorale dense et très urbanisée.

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Un groupement hospitalier départemental

Le groupement hospitalier de territoire des Alpes-Maritimes a été créé en juillet 2016. Il coordonne les établissements publics du département autour d’objectifs communs de qualité des soins, d’égalité d’accès et de gradation des prises en charge.

Cette organisation évite la duplication d’équipements identiques sur chaque bassin. Elle répartit les missions selon les besoins réels des populations desservies, du plateau technique de recours jusqu’aux soins de premier niveau assurés en vallée.

Le centre hospitalier universitaire de Nice assure la fonction d’établissement support. Cette position lui confère un rôle de coordination qui dépasse son activité propre et engage l’ensemble des filières de soins organisées à l’échelle départementale, dans une logique de coopération permanente.

13 établissements réunis au sein du GHT06

Source : CHU de Nice, GHT06

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Le CHU de Nice, établissement de recours

Le CHU de Nice est le principal établissement public hospitalo-universitaire de la région PACA Est. Son bassin de recours déborde largement les frontières départementales et couvre un espace sanitaire particulièrement vaste.

Il prend en charge les situations les plus complexes : cancérologie, greffes, réanimation lourde, maternité de niveau 3. Cette concentration technologique et médicale en fait un recours structurant pour l’ensemble du territoire azuréen et au-delà, sur tout le territoire.

Depuis janvier 2024, l’établissement applique un modèle de gestion médicale décentralisée, présenté comme une première dans un CHU. Il rapproche les décisions des équipes de terrain, favorise leurs projets et réduit les circuits décisionnels au bénéfice des patients.

5 sites d’urgences et 5 sites de réanimation dans le GHT06

Source : CHU de Nice, GHT06

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Des hôpitaux de proximité dans les vallées

Les centres hospitaliers de proximité complètent ce dispositif à Breil-sur-Roya, Puget-Théniers, dans la Vésubie, à Saint-Maur de Saint-Étienne-de-Tinée, Sospel et Saint-Lazare à Tende.

Leur implantation répond à une réalité géographique incontournable. Dans ces vallées, rejoindre un établissement littoral peut imposer de longs trajets, davantage encore lorsque les conditions météorologiques dégradent les accès.

Ces établissements assurent des missions adaptées à leur population : médecine, soins de suite, hébergement de personnes âgées. Ils constituent souvent le principal équipement public de leur commune, et leur maintien conditionne l’habitabilité de ces vallées. Ils prolongent la gradation des soins et la continuité des prises en charge.

6 centres hospitaliers de proximité en vallée

Source : CHU de Nice, GHT06

Santé publique & accès aux soins

Le premier recours, entre littoral saturé et vallées éloignées

Dans les Alpes-Maritimes, l’accès aux soins de premier recours se joue selon deux géographies différentes. Sur le littoral, l’offre médicale est dense, mais les difficultés tiennent davantage aux délais de rendez-vous, à la saturation de certains cabinets et au coût de certaines consultations.

Dans le moyen et le haut pays, la question devient celle de la présence même des professionnels. Les faibles densités, l’éloignement et des temps de trajet importants compliquent l’installation des praticiens et fragilisent l’exercice isolé. Les réponses reposent sur l’exercice coordonné, les maisons et centres de santé, les communautés professionnelles territoriales, la télémédecine et les médecins correspondants du SAMU. Ces dispositifs cherchent à maintenir une offre de proximité adaptée aux contraintes des vallées.

Cette dualité rend trompeurs les indicateurs départementaux moyens. Une densité médicale satisfaisante à l’échelle départementale peut masquer des situations très contrastées entre une commune littorale dense et un village éloigné, où l’accès effectif dépend d’abord du temps de trajet et de la disponibilité locale.

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Deux géographies de l’accès aux soins

Le département juxtapose deux situations sanitaires distinctes. Le littoral concentre les praticiens, les spécialistes et les plateaux techniques, dans un espace où les distances se mesurent en kilomètres et les difficultés en délais d’attente.

Le moyen et le haut pays présentent une configuration inverse. La densité de population y est faible, les praticiens peu nombreux et le temps d’accès à un service spécialisé se compte en heures plutôt qu’en minutes.

Cette dualité impose des réponses différenciées. Sur le littoral, l’enjeu porte sur les délais et le reste à charge. Dans une vallée, il consiste d’abord à maintenir une présence médicale suffisamment proche et durable pour les habitants.

54 % des communes sans médecin généraliste en exercice

Source : ORS Provence-Alpes-Côte d’Azur, Portrait des Alpes-Maritimes 2025

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L’exercice coordonné comme réponse

L’exercice coordonné constitue une réponse au recul de l’installation libérale isolée. Maisons de santé, centres de santé et communautés professionnelles territoriales regroupent des praticiens qui exerçaient auparavant seuls.

Ce mode d’organisation répond aux attentes de nombreux jeunes médecins. Il mutualise le secrétariat, les locaux et certaines fonctions administratives, allège la charge de gestion et réduit l’isolement professionnel, trois facteurs importants dans les décisions d’installation sur le territoire.

Dans les vallées des Alpes-Maritimes, ces structures permettent de maintenir une offre là où un cabinet isolé ne trouverait pas de repreneur, en répartissant la charge entre plusieurs professionnels.

24 maisons de santé pluriprofessionnelles labellisées

Source : ORS Provence-Alpes-Côte d’Azur, Portrait des Alpes-Maritimes 2025

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Le temps d’accès dans les vallées

Dans le haut pays, le temps d’accès prime souvent sur la distance. Rejoindre un service spécialisé depuis une commune de la Tinée, de la Vésubie ou de la Roya peut demander plus d’une heure de route, davantage encore lorsque les conditions météorologiques dégradent les accès.

Cette contrainte a conduit à développer des dispositifs spécifiques. Les médecins correspondants du SAMU, formés à la prise en charge des urgences vitales, assurent un premier niveau d’intervention dans les secteurs éloignés des services hospitaliers.

La télémédecine complète graduellement ce dispositif en permettant un avis spécialisé sans déplacement, lorsque la qualité des connexions le permet, notamment pour les habitants les plus éloignés.

22 000 habitants vivent à plus de 10 minutes d’un généraliste

Source : ORS Provence-Alpes-Côte d’Azur, données FNPS-Insee-METRIC 2024

Autonomie

Un vieillissement qui transforme les besoins d’accompagnement

Les Alpes-Maritimes présentent une structure démographique qui place l’autonomie au premier plan. En 2023, 25 % des habitants ont 65 ans ou plus, et 8,2 % ont 80 ans ou plus. Ce vieillissement est désormais un fait territorial majeur, particulièrement visible sur le littoral et dans les communes où les classes d’âge élevées sont les plus représentées.

Cette évolution accroît les besoins d’accompagnement, d’aide à domicile, d’hébergement adapté et de coordination entre acteurs sanitaires et médico-sociaux. Elle intervient dans un contexte où le Département accompagne déjà plusieurs dizaines de milliers de personnes âgées au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie.

Le maintien à domicile occupe donc une place centrale. Il répond au souhait de nombreux habitants de rester chez eux, mais il dépend de la présence de services disponibles, de logements adaptés et de professionnels en nombre suffisant. Dans les vallées, les distances et les temps de trajet rendent cette organisation plus coûteuse et plus complexe qu’en zone urbaine dense. L’autonomie devient ainsi un enjeu de démographie, de services et d’équité territoriale.

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Un vieillissement déjà très avancé

En 2023, un quart des habitants des Alpes-Maritimes a 65 ans ou plus. Les 80 ans ou plus représentent 8,2 %, confirmant un vieillissement avancé et la progression continue des classes d’âge élevées dans le département aujourd’hui.

Cette structure démographique modifie directement la demande de soins et d’accompagnement. Elle augmente les besoins en suivi médical, adaptation du logement, aide quotidienne et solutions d’hébergement lorsque le maintien à domicile n’est plus possible.

L’enjeu dépasse donc la seule question du grand âge. Il concerne la capacité du territoire à organiser sur la durée des services accessibles, à recruter les professionnels nécessaires et à anticiper une population âgée plus nombreuse, notamment sur le littoral.

25 % des habitants ont 65 ans ou plus en 2023

Source : 25 % des habitants ont 65 ans ou plus en 2023

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Une politique d’autonomie à grande échelle

L’allocation personnalisée d’autonomie constitue l’un des principaux outils départementaux d’accompagnement de la perte d’autonomie. En 2023, 26 200 personnes âgées en bénéficiaient dans les Alpes-Maritimes, à domicile ou en établissement.

Ce volume traduit l’ampleur des besoins déjà pris en charge. L’APA finance notamment des interventions à domicile, des services autorisés, des aides techniques ou une partie des frais liés à l’hébergement lorsque la dépendance devient plus forte.

Le nombre de bénéficiaires montre le poids croissant de ces aides. Leur mise en œuvre repose sur un travail commun entre le Département, les services d’aide, les établissements et les équipes de santé.

26 200 personnes âgées bénéficiaires de l’APA en 2023

Source : Département des Alpes-Maritimes, rapport d’activités 2023

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Le maintien à domicile en première ligne

Le maintien à domicile occupe une place centrale dans la politique de l’autonomie. Il répond au souhait de vivre chez soi, avec un accompagnement adapté à chaque foyer.

Cette orientation mobilise les services autonomie à domicile, les aidants, les professionnels de santé, les communes et les associations. Elle suppose aussi d’adapter les logements, de prévenir l’isolement et de coordonner plus étroitement aide, soins et vie sociale.

Le Vaucluse dispose de 228 établissements et services pour personnes âgées et personnes handicapées. Cette diversité permet d’articuler accompagnement à domicile, accueil temporaire, habitat inclusif et solutions d’hébergement spécialisé.

154 services d’aide à domicile autorisés et suivis

Source : Département des Alpes-Maritimes, rapport d’activités 2023

Médico-social & solidarité

Du grand âge au handicap, des parcours à coordonner

Le médico-social des Alpes-Maritimes couvre un champ large, du grand âge au handicap, en associant établissements publics, structures associatives, gestionnaires privés et services intervenant à domicile. Son organisation repose sur une coordination entre l’Agence régionale de santé, le Département et les opérateurs présents sur le territoire.

À Nice, l’Institut Claude Pompidou illustre cette articulation. Dédié à la maladie d’Alzheimer et aux troubles apparentés, il réunit hébergement, accueil de jour, recherche clinique et accompagnement des familles sur un même site, dans une logique de parcours intégrée.

Mais le médico-social ne se limite pas au vieillissement. Il comprend aussi l’accompagnement des adultes et des enfants en situation de handicap, l’insertion professionnelle, les services d’accompagnement et les dispositifs de soutien à domicile. En 2024, l’offre destinée aux adultes handicapés présente des niveaux d’équipement proches de la moyenne régionale pour l’hébergement, mais plus faibles pour certains services. Cette diversité fait de la lisibilité des parcours et de la coordination entre acteurs un enjeu territorial majeur.

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L’Institut Claude Pompidou

L’Institut Claude Pompidou, implanté à Nice, est consacré à la maladie d’Alzheimer et aux troubles neuro-évolutifs apparentés. Il réunit sur un même site un EHPAD, un accueil de jour, un centre mémoire et une unité de recherche clinique.

Cette configuration associe suivi médical, hébergement,  accompagnement des familles et recherche. Elle favorise des prises en charge graduées selon l’évolution de la maladie, sans dissocier soin et cadre de vie.

Le site rassemble 72 lits d’hébergement et 25 places d’accueil de jour. Cette capacité ne résume pas sa singularité : l’intérêt du dispositif tient surtout à la réunion, dans un même lieu, de fonctions habituellement dispersées entre plusieurs structures et plusieurs équipes du territoire au service des patients.

72 lits d’hébergement et 25 places d’accueil de jour

Source : Mutualité Française PACA, Institut Claude Pompidou

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Une offre médico-sociale plurielle

L’offre médico-sociale départementale associe des établissements et services publics, associatifs ou privés. Elle accompagne le grand âge, le handicap, la perte d’autonomie et des situations de fragilité exigeant des réponses durables.

Pour les personnes âgées, l’offre repose sur les EHPAD, les résidences autonomie, l’hébergement temporaire et les services à domicile. Leur répartition reste inégale entre littoral, moyen et haut pays, ce qui modifie l’accès aux différentes solutions.

Cette géographie oblige à raisonner en parcours plutôt qu’en seuls équipements. Le nombre de places compte, mais leur localisation, leur spécialisation et la capacité des services à intervenir au domicile déterminent tout autant la continuité de l’accompagnement.

145 EHPAD recensés dans les Alpes-Maritimes

Source : Portail national pour les personnes âgées, FINESS

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Accompagner le handicap

L’accompagnement du handicap constitue l’autre grand champ du médico-social. La Maison départementale de l’autonomie est le point d’entrée pour l’information, l’orientation, les droits et l’accès aux services adaptés.

En 2024, les Alpes-Maritimes comptaient 2 233 places d’hébergement pour adultes handicapés et 733 places en services d’accompagnement. L’offre d’hébergement se situe dans la moyenne régionale, tandis que certains services restent moins développés.

Cette situation souligne un enjeu de continuité. Selon l’âge, l’autonomie et le projet, les besoins évoluent entre accompagnement à domicile, hébergement, insertion professionnelle et soins spécialisés. La coordination reste essentielle pour éviter les ruptures.

2 233 places d’hébergement pour adultes handicapés en 2024

Source : ORS Provence-Alpes-Côte d’Azur, FINESS 2024

Prévention

Dépistages, vaccination et prévention à tous les âges

Dans les Alpes-Maritimes, la prévention doit répondre à des profils très différents. Le vieillissement de la population renforce les enjeux liés à la perte d’autonomie, aux maladies chroniques et aux vaccinations saisonnières, tandis que les plus jeunes restent concernés par les campagnes de vaccination et les dépistages organisés.

Les résultats montrent pourtant des marges de progression importantes. En 2024, la participation au dépistage organisé du cancer du sein atteint 32,5 % dans le département, un niveau inférieur à la moyenne nationale. La couverture vaccinale contre la grippe des 65 ans et plus reste elle aussi limitée, à 49 % pour la saison 2023-2024.

Chez les adolescents, la vaccination contre les papillomavirus progresse mais demeure incomplète. En 2024, 39 % des filles et 17 % des garçons de 16 ans avaient reçu les deux doses recommandées. Ces écarts rappellent que la prévention ne dépend pas seulement de l’existence des dispositifs : elle suppose aussi une information accessible, une adhésion durable et une capacité à toucher les publics sur l’ensemble du territoire, du littoral dense aux communes plus isolées des vallées.

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Le dépistage encore insuffisant

Le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans, invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie. Dans les Alpes-Maritimes, la participation reste faible au regard des objectifs de santé publique.

En 2024, 31 141 femmes ont participé au programme sur 95 290 femmes éligibles, soit un taux standardisé de 32,5 %. Ce niveau est inférieur à la moyenne nationale, estimée à 44 % la même année.

L’écart traduit une difficulté persistante à mobiliser l’ensemble du public cible. Les causes peuvent être multiples : accès aux professionnels, perception du risque, suivi médical ou renoncement. Le dépistage reste pourtant un levier majeur pour détecter plus tôt certains cancers et améliorer les chances de prise en charge.

32,5 % de participation au dépistage organisé du cancer du sein en 2024

Source : Santé publique France, dépistage organisé du cancer du sein 2024

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La vaccination des plus âgés

La vaccination contre la grippe constitue un enjeu important dans un département où les personnes âgées représentent une part élevée de la population. Elle vise à réduire les formes graves, les hospitalisations et les complications chez les publics les plus fragiles.

Lors de la saison 2023-2024, 49 % des habitants de 65 ans ou plus des Alpes-Maritimes étaient vaccinés contre la grippe. La couverture atteignait 40 % chez les 65-74 ans et 56 % chez les 75 ans ou plus.

Ces niveaux restent inférieurs aux références nationales. Ils montrent que l’âge ne suffit pas à garantir l’adhésion à la vaccination. Information, accessibilité, rôle du médecin traitant, des pharmaciens et des autres professionnels de proximité restent déterminants pour améliorer la couverture.

49 % des 65 ans ou plus vaccinés contre la grippe

Source : Santé publique France, couverture vaccinale 2023-2024

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La vaccination HPV progresse

La vaccination contre les papillomavirus humains constitue un autre enjeu de prévention, cette fois chez les adolescents. Elle vise à prévenir plusieurs cancers liés aux HPV et concerne désormais les filles comme les garçons.

Dans les Alpes-Maritimes, 49 % des filles de 15 ans avaient reçu au moins une dose en 2024, contre 27 % des garçons. À 16 ans, le schéma complet concernait 39 % des filles et 17 % des garçons, des niveaux encore inférieurs aux objectifs nationaux.

La progression est réelle mais reste insuffisante pour atteindre une couverture protectrice à grande échelle. Les campagnes menées au collège cherchent à réduire les écarts d’accès et à rapprocher la vaccination des jeunes, en complément des médecins, sages-femmes et pharmacies du territoire au quotidien.

5 ans de programmation territoriale

Source : ARS PACA, contrats locaux de santé.

Qualité de vie

Climat, mer et montagne structurent un cadre de vie très recherché

La qualité de vie dans les Alpes-Maritimes repose d’abord sur une combinaison rare : un climat méditerranéen lumineux, un littoral accessible et un arrière-pays de moyenne et haute montagne situé à faible distance des grands pôles urbains. À Nice, la durée moyenne d’ensoleillement atteint 2 760 heures par an sur la période 1991-2020, ce qui favorise une vie extérieure largement répartie sur l’année.

Cette géographie offre une diversité d’usages exceptionnelle. Mer, sentiers côtiers, collines, vallées et Mercantour permettent de passer rapidement d’un environnement urbain dense à des espaces naturels protégés. Vingt-deux communes des Alpes-Maritimes appartiennent au territoire du Parc national du Mercantour, tandis que le département compte 120 kilomètres de littoral.

Ces atouts n’effacent pas les tensions du territoire. Le coût du logement, les déplacements et les épisodes de chaleur ou de pollution pèsent sur certains secteurs, surtout littoraux. Mais ils s’inscrivent dans un cadre de vie qui reste attractif et dont l’enjeu est désormais de préserver l’équilibre entre intensité urbaine, accessibilité et qualité environnementale.

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Un climat favorable au quotidien

Le climat méditerranéen constitue l’un des grands atouts des Alpes-Maritimes. À Nice, la température moyenne annuelle atteint 16,3 °C et les hivers restent doux, avec 9,5 °C en moyenne en janvier sur la période 1991-2020.

L’ensoleillement renforce cette qualité. La station de Nice totalise en moyenne 2 760,5 heures de soleil par an, avec plus de 300 heures en juin, juillet et août. Cette régularité favorise les déplacements à pied, les activités extérieures et une vie sociale ouverte sur l’espace public.

Le climat connaît aussi des contraintes lors des fortes chaleurs estivales. Mais sur l’ensemble de l’année, il constitue un facteur majeur de confort résidentiel et participe directement à l’attractivité durable du littoral azuréen.

2 760 heures d’ensoleillement annuel moyen à Nice

Source : Météo-France, normales climatiques 1991-2020

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Entre mer et montagne

La qualité de vie azuréenne tient à la proximité de la mer et de la montagne. Quelques kilomètres suffisent pour passer du littoral aux premières vallées alpines et changer rapidement d’environnement et de pratique.

Le département dispose d’un patrimoine naturel très accessible. Vingt-deux communes des Alpes-Maritimes appartiennent au territoire du Parc national du Mercantour, tandis que le littoral offre plages, sentiers côtiers et activités maritimes sur la façade méditerranéenne, tout au long de l’année.

Cette diversité donne au territoire une profondeur rare. Elle permet de combiner vie urbaine, loisirs de plein air et accès à de grands espaces naturels sans quitter le département. Elle contribue au sentiment de qualité de vie associé à la Côte d’Azur.

22 communes des Alpes-Maritimes dans le Parc national du Mercantour

Source : Parc national du Mercantour

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Un équilibre à préserver

Cette qualité de vie s’accompagne de tensions qu’il faut regarder sans les confondre avec l’ensemble du territoire azuréen. Sur le littoral, le coût du logement, la densité urbaine et la circulation peuvent réduire le confort de certains ménages.

Ces contraintes sont aussi le revers d’une forte attractivité résidentielle et économique. Elles poussent les collectivités à agir sur les mobilités, les espaces publics, la végétalisation, l’accès au logement et la réduction des nuisances dans les secteurs exposés.

L’enjeu est désormais de préserver un équilibre devenu fragile. La qualité de vie azuréenne repose sur des atouts puissants, mais sa pérennité dépend de la capacité du territoire à maintenir l’accès à ces aménités tout en maîtrisant les effets de la concentration littorale.

120 km de littoral méditerranéen

Source : Département des Alpes-Maritimes, Plan Méditerranée 06

Acteurs de la santé et du médico-social

Établissements de soins, structures médico-sociales, professionnels de santé et acteurs publics qui contribuent à l’accès aux soins, à la prévention et à l’accompagnement des publics dans les Alpes-Maritimes.

Structures

CH d'Antibes Juan-les-Pins CH de Cannes Simone Veil CH de Grasse CH La Palmosa (Menton) Hôpital de Cimiez Hôpital Pasteur 2 Fondation Lenval Centre Antoine Lacassagne Hôpital local Saint-Lazare (Tende) Hôpital du Pays de la Roudoule (Puget-Théniers) Hôpital Saint-Éloi de Sospel

Santé publique

ARS délégation 06 CPAM des Alpes-Maritimes Ordre des médecins 06

Autonomie

MDPH des Alpes-Maritimes CAF Alpes-Maritimes MSA Provence Azur

Médico-social

Institut Claude Pompidou France Alzheimer 06 Mutualité Française PACA Adapei-AM

Lecture ATE

La santé, au croisement du soin, de la recherche et de l’innovation

Dans les Alpes-Maritimes, la santé s’inscrit dans un écosystème qui dépasse largement les établissements de soins. Le CHU de Nice, les structures de proximité, le médico-social et les professionnels libéraux constituent son socle, mais ils évoluent au contact d’un environnement universitaire, scientifique et technologique particulièrement développé.

Cette proximité crée des passerelles entre médecine, recherche et innovation. Autour d’Université Côte d’Azur, de Sophia Antipolis, d’Inria, de l’Inserm et du 3IA Côte d’Azur, la santé numérique constitue un champ de recherche majeur. Intelligence artificielle, analyse des données médicales, imagerie, suivi à distance ou organisation des parcours ouvrent ainsi de nouvelles possibilités, en lien avec les établissements de santé et les entreprises du territoire.

Cette capacité d’innovation complète les autres forces azuréennes : excellence hospitalière, qualité de vie, attractivité économique et diversité des compétences. L’enjeu n’est pas d’opposer technologie et proximité, mais de les faire travailler ensemble. Un territoire de santé performant est celui qui sait mobiliser la recherche pour améliorer concrètement le soin, tout en maintenant une réponse accessible aux habitants, du littoral aux vallées.