
Comment est née Hélios Marine Technologies ?
Nous avons fondé l’entreprise en 2014, avec la conviction que la propulsion hybride ne devait pas rester réservée aux grandes flottes commerciales. Le secteur de la pêche côtière et des services portuaires avait besoin de solutions robustes, adaptées à des usages exigeants, sans exploser les coûts d’exploitation.
Quel regard portez-vous sur la transition énergétique du secteur maritime ?
Elle est encore jeune, mais elle avance vite. Les armateurs prennent conscience que le bas-carbone n’est plus une option lointaine : c’est un investissement qui protège leur activité face à la hausse du coût du carburant et aux futures réglementations. Notre rôle est de leur donner les moyens techniques de franchir ce cap sans rupture d’exploitation.
Quelle est la place du territoire varois dans votre développement ?
Elle est centrale. La Seyne-sur-Mer nous offre un accès direct au bassin toulonnais, à ses savoir-faire industriels et à ses réseaux professionnels, du Pôle Mer Méditerranée à la Marine nationale. Ce n’est pas un hasard si nous avons choisi de rester ancrés ici plutôt que de délocaliser notre production.
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Nous préparons l’extension de notre atelier de production ainsi que le développement d’une nouvelle génération de moteurs hybrides, avec un effort de recherche important. Nous ouvrirons aussi un centre de formation dédié au SAV, pour transmettre nos savoir-faire aux techniciens et artisans pêcheurs du territoire.
Quel message souhaitez-vous adresser aux armateurs du Var ?
Que la transition énergétique ne doit pas se faire contre eux, mais avec eux. Notre ambition est de rendre la propulsion hybride accessible à tous les armateurs du littoral varois, pas seulement aux grandes flottes.